Union syndicale vaudoise

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RIE3 vaudoise - commentaire du vice-président de l'USV

UNE CUISANTE DEFAITE !

Le président du conseil d’Etat a donc réussi à faire passer le programme
d’allègement fiscal souhaité par les nombreuses multinationales établies sur le
littoral Lémanique. Ainsi, Pierre-Yves Maillard rejoint la longue liste des
ministres de gauche qui, sur le continent européen, agissent en faveur de la
finance internationale, afin d’organiser le démantèlement des services publics
pour mieux les privatiser. Cette méthode a déjà fait ses preuves dans
l’hémisphère du sud, en Amérique du nord et dans le sud de l’Europe. Après
l’Italie et la France, c’est au tour du canton de Vaud d’expérimenter l’austérité!

L’échec du référendum vaudois contre la réforme de l’imposition des entreprises
va affaiblir la position des «socialistes» et de l’Union syndicale suisse à Berne et
renforcer l’arrogance du patronat germanophone qui veut la fin des monopoles
publics. C’est particulièrement vrai pour la RTS, La Poste et les CFF menacés
par une concurrence agressive du secteur privé. En ayant minimisé les enjeux
liés au référendum vaudois, les «socialistes» de ce canton se sont tirés une balle
dans le pied. Le syndicat UNIA sera aussi vite débordé par la concurrence
déloyale des travailleurs détachés qui, il faut le dire, ne bénéficieront pas des
avantages des compensations sociales liées à cette réforme. Cet échec de la
classe laborieuse doit être pondéré par le fait que le tiers du salariat vaudois n’a
pas le droit de vote.

La précarité va se renforcer dans le canton de Vaud. Déjà
93000 ménages (chiffre 2014) ne paient pas d’impôts parce qu’ils sont trop
pauvres!

Jean-Claude Cochard, vice-président de l’Union syndicale vaudoise

 


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